"La poursuite de mes études universitaires témoigne d’un réel besoin de m’accorder le temps et les conditions nécessaires pour m’engager dans un projet de recherche qui soit durable et qui me permette de collecter et d’analyser des observations en milieu communautaire. Ma recherche a pour objectif de contribuer à ma professionnalisation et d’atteindre une meilleure représentation au sein de la culture du care et de l'éthique de la sollicitude.

 

« Comment développer des compétences pour  l'écoresponsabilité et pour l’éthique dans l’ère anthropocène? » Je souhaite répondre à cette question en empruntant l’avenue de la recherche-intervention dans un jardin communautaire; milieu critique dans lequel il m’est possible d’agir symbiotiquement, d’expérimenter la technologie des plantes et de collaborer avec les monuments. 

Le jardin est un endroit sécuritaire que je fréquente depuis dix ans et dans lequel j’apprends sur la nature, je cultive des idées de projets artistiques et je partage le temps avec mes enfants, amies et autres jardinier.es. C’est aussi l’assise d’un questionnement fécond sur l’écologie et les différentes économies ainsi que la venue de possibles interventions qui nourrissent véritablement ma recherche.

À présent, j’ai imprimé une trentaine de photographies (4,5 par 6 pouces) au laboratoire de l’image imprimée de l’UQAM pour constituer un premier corpus à partir duquel amorcer ma recherche-intervention. Ce sont des images des deux parcelles du jardin communautaire BP Tétrauville dans l’Est de Montréal.

Je souhaite poursuivre cet exercice de documentation ainsi que le travail d’idéation d’une intervention auprès d’un  groupe hybride que je pourrais initier à la pédagogie inhérente aux jardins communautaires.

 

Ce projet touche un besoin de vie actuelle, celui de conserver un espace qui puisse à la fois être un espace de jeu pour/avec les enfants et un espace d’expérimentation pour la recherche qui assure la pérennité du travail, le bien-être et la santé.

L’analyse de ce travail saura refléter mes allégeances aux réseaux féministes dans lesquels je milite à l’extérieur de l’université principalement une maison de naissance et un jardin communautaire."